Le débat d’orientations budgétaires qui s’est déroulé vendredi ne montre pas que notre Région se soit engagée sur un chemin vertueux.
Le débat doit avoir lieu sur la participation ou non à l’effort de réduction de notre dette, comme d’ailleurs le demande une nouvelle fois le CESER. La petite baisse de 0,5% des charges de structure et de gestion est beaucoup trop faible.
La dette de la Région par habitant a plus que doublé et est passée de 122 € en 2003 à 262,26 € en 2010.
La majorité régionale propose de continuer à faire croître cette dette pour maintenir, comme s’il ne fallait pas l’infléchir, le programme pluriannuel 2010-2014-2016 de la Région, qui n’a pas évolué d’un iota, entre la campagne des élections régionales et la situation de crise de la dette publique d’aujourd’hui ; ce programme extrêmement ambitieux coûterait 2,85 milliards €.
La Région ne s’engage pas à réduire les dépenses de fonctionnement. Elles sont en hausse de 1,6% ce qui serait modeste si il ne fallait pas y ajouter la hausse des charges de la dette !
Nous avons demandé d’infléchir la courbe de l’endettement pour cesser de le faire croître et d’engager sa décroissance. Et pour cela, comme le demande aussi le CESER, de faire des choix parmi les dépenses, comme le font tous les ménages confrontés aux réalités financières.
Pour mieux faire passer « la douloureuse » c’est-à-dire l’inacceptable augmentation du tarif fiscal des cartes grises de 4 euros le cheval vapeur, la majorité régionale a présenté un catalogue fourre-tout de 50 mesures bien opportunes qui est un inventaire à la Prévert, sans synthèse financière, de ce que l’on fait déjà en partie, notamment avec l’aide de l’État, pour lutter contre la crise.
Nous avons l’impression d’être dans une Région hors sol qui ne voit pas le préoccupant contexte financier et qui s’engage une nouvelle fois dans des dépenses durables. Elle fait encore appel à l’emprunt des particuliers ; un emprunt, c’est bien, des économies, c’est mieux…
Une Région hors sol
novembre 28, 2011

