Alors que se tient demain et vendredi, le congrès de l’Association des Régions de France, nous souhaitons que ce rendez-vous soit celui de la prise de conscience et des engagements.
Une prise de conscience des régions face à la crise que nous traversons. Leur attitude doit être en phase avec l’attitude responsable de l’État. Leur effort doit être le même que celui opéré sans précédent par l’État. Les dépenses de l’État –en dehors des sommes versées aux collectivités territoriales- représentent aujourd’hui 280 milliards d’euros alors que l’addition des budgets des collectivités est de l’ordre de 220 milliards d’euros. Nos concitoyens ne comprendraient donc pas que chacun n’agisse pas à l’unisson dans une période si grave, qu’une France Cigale se développe face à une France Fourmi.
L’État prend ses responsabilités. Pour preuve, le dernier plan gouvernemental d’équilibre des finances publiques présenté le 7 novembre dernier et renforçant celui du mois d’août dernier. 18,6 milliards d’euros d’économies en 2012 et 2013.
Demain, l’ARF prendra-t-elle ses responsabilités?
Le Premier ministre le rappelait à l’occasion des 10 ans de la LOLF, l’État a fourni les efforts nécessaires à sa simplification et à la rationalisation de ses dépenses. Les collectivités territoriales doivent en faire autant. Alors que l’État s’applique, depuis 2007, la règle du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux, chaque année, en moyenne, les régions ont augmenté leurs effectifs de 49%, hors transferts de compétences !
Demain l’ARF s’engagera-t-elle à réduire le nombre de ses fonctionnaires territoriaux ?
La Cour des Comptes contrôle la bonne gestion des deniers publiques jusqu’au plus haut niveau, grâce à la demande de transparence faite par le chef de l’État en 2008 d’un contrôle du budget de l’Élysée. C’est la preuve que l’État se modernise au service de la démocratie.
Demain, l’ARF souscrira-t-elle à la proposition de bon sens du gouvernement de rendre systématique la présentation et la publication pour les régions, départements et les communes de plus de 10.000 habitants, d’un rapport sur l’évolution de leurs dépenses, « pour plus de transparence sur leurs situation financière et leur gestion » ?
L’État met les responsables politiques eux-mêmes à contribution : gel des salaires des membres du gouvernement et du chef de l’État, plafond de remboursement des dépenses de campagnes électorales, aides aux partis politiques réduites de 5%, sans oublier la baisse prochaine de 40 millions d’euros des crédits de communication des ministères.
Demain, l’ARF s’engagera-t-elle au gel des indemnités des présidents de régions ainsi que des élus ? Optera-t-elle pour une baisse des dépenses de communication – aujourd’hui ahurissantes – des régions ?
Alors que l’État s’impose une gestion saine, responsable et constructive, le contraste est saisissant s’agissant des régions dirigées par les socialistes.
Alors, ce congrès de l’ARF servira-t-il une fois encore de réunion militante socialiste aveugle sur l’ampleur de la crise ?
Nous souhaitons que, demain, la gravité du contexte actuel force l’ARF à une prise de conscience et d’engagements. L’ARF doit demain faire preuve de sa volonté d’une gestion saine, respectueuse et en phase avec la zone de turbulences économiques que nous traversons.
Pour un réveil urgent de l’ARF
novembre 16, 2011

