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Le tourisme social et solidaire dans les Pays de la Loire

27 avril 2016

La Maison Rivage à Saint-Molf

Quels sont les ambitions et les objectifs de la Région en matière de tourisme social et solidaire ?

Ce tourisme représente pour les Pays de la Loire plus d’une centaine de centres d’hébergements dont 26 % en milieu rural pour 1 400 000 nuitées générant 42 millions d’euros de chiffre d’affaires et 6 millions d’euros de dépenses pour les vacances sur le territoire.
Souvent de grande capacité (plus de 100 lits) ces centres reposent sur un modèle économique paradoxal : une clientèle économiquement fragile et un besoin de rentabilisation du même ordre que pour les hébergements de l’économie touristique classique.
La Région aide ces opérateurs qui disposent de fonds propres limités compte tenu de leur modèle économique solidaire et de leur structure juridique sociale le plus souvent associative.

Comment la Région agit-elle pour favoriser l’accès aux vacances pour tous et l’accueil des personnes handicapées et à mobilité réduite ?

La Région intervient à différents niveaux pour aider ces opérateurs :
– par un soutien à l’investissement dans le cadre de projets de rénovation, d’extension et en particulier d’accessibilité voire de création d’établissements qui sont agréés « Tourisme social et familial »
– par une aide au conseil et aux études
– par un réel partenariat avec l’UNAT Pays de la Loire pour accompagner la filière régionale

A titre d’exemple nous allons soutenir la modernisation du camping et du parc de loisirs de l’Etang près du château de Brissac (49). Cette structure, créée par Patrick Valentin, embauche une soixantaine de personnes en situation de handicap (ESAT).

En Pays de la Loire, l’UNAT fédère et représente 33 associations de tourisme. Comment la Région soutient-elle le réseau (professionnalisation et structuration, financement d’études, aides financières…) ?

Concrètement nous mettons par exemple en place une plateforme d’étude de solutions de financement des projets du tourisme associatif et social animée par l’UNAT et la Région en lien avec BpiFrance et la Caisse des Dépôts.
J’ai visité ces derniers jours une réalisation remarquable à Saint-Molf en Presqu’ile Guérandaise (44) : la Maison Rivage, établissement adapté pour l’accueil des personnes handicapées.

Par quels dispositifs, la Région soutient-elle les associations de tourisme (création et développement, financement de la réhabilitation de bâtiments gérés par ces associations, à l’aménagement d’équipements et d’espaces de loisirs à vocation de tourisme social…) ? Pouvez-vous nous donner un exemple de projet soutenu ?

Nous soutenons un projet de rénovation de l’Association Séjours Plein-Air (ASPA) qui s’installe à Piriac-sur-Mer (44) avec un prêt régional de 350 000 € à un taux réduit à 2,03 % (avec un différé de paiement de 3 ans) et une subvention s’élevant à 34 116 €.

Aidez-vous au développement de structures d’insertion portant des projets dans le tourisme (au titre de la compétence « tourisme ») ?

Oui nous accompagnons tous les porteurs de projets touristiques associatifs, fédératifs ou mutualistes qui sont situés sur notre territoire. Les collectivités sont aussi éligibles lorsque l’initiative privée ou associative est défaillante et que l’offre est déficitaire.
Je rappelle que les bénéficiaires doivent présenter un minimum de trois conventions partenariats avec des organismes sociaux : CAF, associations caritatives, ANCV Vacances séniors…

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Pour NDDL, la République des experts ne peut se substituer à l’Etat de droit

14 avril 2016

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Lors du Budget Primitif j’ai présenté ce vœu qui a été voté favorablement par le président de l’opposition.
Alors que la ZAD de Notre-Dame-des-Landes est toujours marquée par les violences intolérables et répétées des zadistes, alors qu’une consultation a été décidée par le Président de la République pour trancher ce qui l’a déjà été par la démocratie représentative et la justice, le rapport sur le transfert de l’aéroport commandé par Madame Ségolène Royal achève de nous plonger dans le flou le plus total et dans la plus grande inquiétude.
Si les préconisations des trois membres du Conseil Général de l’Environnement et du Développement Durable sont suivies par le Gouvernement, ce rapport risque bien d’être un arrêt de mort qui fera deux victimes.

• La première victime de ce rapport, c’est le projet de consultation. Il serait absolument invraisemblable que les électeurs n’aient pas une connaissance claire de la conséquence de leur vote sur l’avenir de l’aéroport. C’est pourquoi seul le projet à deux pistes, validé par la justice et contribuant à réduire les nuisances sonores, peut être soumis à la consultation. Or, avec un scénario à une piste, le risque est grand que dire oui au transfert revienne à dire non à l’aéroport.

• Car la deuxième victime de ce rapport, c’est le projet de transfert d’aéroport à Notre Dame des Landes. Préconiser la réduction du projet à une seule piste, c’est enclencher un engrenage administratif au mécanisme implacable. Toutes les analyses démontrent qu’une telle solution entraînerait le lancement d’une longue procédure en vue d’une nouvelle Déclaration d’Utilité Publique, avec des recours multiples. Les recours sur la DUP actuelle ont déjà duré six ans ! Le projet n’y survivrait sans doute pas et l’aéroport du Grand Ouest compléterait alors la litanie des projets bloqués ou enterrés par Ségolène Royal.
Et pourtant, ce projet a fait l’objet de 160 décisions de justice favorables, de nombreux débats et des dizaines d’études, et de l’accord de la majorité des élus des 22 collectivités concernées, bien au-delà des clivages partisans. La République des experts ne peut pas se substituer à l’Etat de droit.

C’est pourquoi nous refusons de laisser, sans réagir, ce projet dériver au fil des improvisations de Ségolène Royal. Il y va du développement économique de notre région, qui a besoin d’un aéroport connecté à tous les territoires, mais aussi de la crédibilité de la parole publique.
Nous demandons au Président de la République, avant la décision du Conseil d’Etat sur le projet d’ordonnance du Gouvernement portant sur l’organisation de la consultation :

• De s’engager à ce que la ZAD soit évacuée le plus rapidement possible, à l’issue de la consultation, quel qu’en soit le résultat.

• De préciser que la consultation du 26 juin portera clairement sur le transfert d’un aéroport à deux pistes à Notre Dame des Landes et que si le Oui l’emporte, c’est bien ce projet qui sera lancé par le Gouvernement.

Tourisme en Pays de la Loire : « Notre objectif : la première classe »

3 avril 2016

Presse Océan : Que pèse aujourd’hui le tourisme en Pays de la Loire ?

Franck Louvrier :« Nous sommes au 7e rang en matière de consommation touristique et 4e région de destination des Français. Nous avons un taux de croissance de 5 % depuis des années. Notre objectif est que les Pays de la Loire soient en première classe. Nous avons une clientèle familiale et ce n’est pas un hasard si le Puy du Fou, les parcs animaliers ou les châteaux fonctionnent bien. »

La part du littoral est importante.

« 44 % de l’activité se fait sur le littoral. Mais il est important de veiller à l’équilibre des territoires. »

Vous venez d’être élu à la présidence du Comité régional du tourisme. Quel est son rôle ?

« La Région consacre 12 millions d’euros au tourisme, sous forme d’aides à l’installation ou de programmation. Le comité régional doit redevenir le bras armé de la politique touristique. Cela passe par la promotion, les activités, le développement de l’offre, notamment à l’international. »

Quels sont vos axes de travail ?

« Il faut continuer à professionnaliser le tourisme. Cela s’appuie sur la règle des 4 « i » : impact, imagination, initiatives, identification ».

L’impact, c’est-à-dire ?

« Nous avons des produits phares comme la Folle Journée à Nantes, le Puy du Fou aux Herbiers, les 24 Heures du Mans, le château d’Angers ou l’abbaye de Fontevraud. Mais nous devons refondre notre site internet qui a perdu en efficacité. Et nous allons également mettre en place, dans le cadre de la loi NOTRe, des contrats de destination avec les EPCI (NDLR : établissement public de coopération intercommunale) à l’exemple de Nantes Métropole, Angers Loire Métropole ou de Cap Atlantique. Sur ce dernier secteur qui m’intéresse en tant qu’élu local, ce sera La Baule-Bretagne plein sud. »

Sur quoi doit porter l’imagination ?

« La créativité est essentielle et il faut prendre en compte l’ubérisation touristique. Nous devons accompagner l’initiative numérique nouvelle. En nous appuyant sur les comités départementaux du tourisme, nous allons mettre en place une centrale de réservation régionale qui offrira aux professionnels du tourisme une alternative aux plateformes habituelles. Il faut voir l’e-tourisme comme une chance. »

Troisième point, les initiatives. Avez-vous des exemples ?

« Développer les offres touristiques, c’est un facteur de croissance important. Je pense notamment à l’agrotourisme, peu développé chez nous et qui réussit très bien en Italie. Nous avons le troisième vignoble de France : nous allons mettre en place une nouvelle route des vins. Mais nous allons également travailler sur la filière équine, le nautisme et mettre en place une Folle journée des entreprises régionales pour développer le tourisme industriel. Nous devons aussi chouchouter la clientèle senior. La région doit être un pulseur. »

Dernier point, l’identification. C’est l’un des principaux reproches entendus : l’image des Pays de la Loire est nulle en terme touristique.

« Il ne faut pas se voiler la face : la destination Pays de la Loire n’existe pas. Il nous faut imaginer une marque ombrelle qui soit forte et intègre nos différents atouts. Aujourd’hui, nous avons 12 marques touristiques. Il y a urgence à éviter l’éparpillement qui crée de la confusion. Il faut que nous travaillions sur la Loire. J’ai d’ailleurs rencontré Jean Blaise (NDLR : directeur du Voyage à Nantes) récemment à ce sujet. Nous pouvons aussi aider à l’activité de croisières ».

Et la clientèle étrangère ?

 » Elle ne représente aujourd’hui que 15% de la fréquentation touristique en Pays de la Loire. Depuis la crise de 2008, la région n’a pas retrouvé son niveau de fréquentation étrangère. Et c’est la puissance de feu de la région qui peut permettre d’avoir une stratégie à l’international. Nous payons aussi le retard dans la construction du nouvel aéroport qui aurait un impact sur la politique touristique. Il nous faut un hub aérien qui existe dans la plupart des grandes régions « .

Propos recueillis par Dominique Bloyet de Presse Ocean.

Une dette vraiment cachée

14 mars 2016

Au cours d’une réunion de la majorité régionale samedi matin sur les perspectives budgétaires, les premiers travaux ont démontré que la Région, notamment à partir de 2010, n’a pas maitrisé ses dépenses.
Comme nous l’avons souvent dénoncé dans l’opposition, la capacité de désendettement n’a fait qu’augmenté : de 14 € par habitant en 2010 à 47 € en 2014 ! Pendant cette période la dette a progressé d’un tiers.
Le comble c’est la pratique : celle du « saucissonnage des affectations ». La comptabilité d’engagement impose que tout soit affecté la première année. Nous n’avons jamais eu une vision exhaustive de cette comptabilité.
C’est donc aujourd’hui près de 500 millions de dettes cachées qui sont mises en évidence…
A suivre.

N’acceptons pas ce « référendum »

27 février 2016

Les militants qui ont manifesté aujourd’hui n’étaient en grande partie pas concernés par ce projet.
L’urgence ce n’est pas le référendum, c’est l’évacuation de la ZAD.
Le préalable à cette consultation sans valeur juridique c’est l’application de la loi, l’arrestation de ces délinquants qui saccagent Nantes encore la semaine dernière, la sanction de ces actes illégaux.
La Région est dans son rôle quand elle mobilise les Ligériens via une pétition :
son succès -près de 20 000 signatures- est la démonstration que cette pétition a un intérêt régional puisque ces occupations pourrissent la vie de bon nombre de riverains du site mais aussi d’habitants de notre territoire
L’image de notre Région par ce « laisser faire » est particulièrement détériorée. Nous sommes sur un territoire où une base arrière de militants de la décroissance font régner la peur et le désordre. Parfois, quand j’entends les commentaires, je me demande si il faut mieux être Zadistes qu’élus de la République !
Nous avons choisi notre camp : celui de l’intérêt régional plutôt que du désordre.
Notre institution ne pouvait pas rester aphone devant un tel cahot. Les 60 000 euros mobilisés pour cette pétition sont une goutte d’eau bien utile pour la prise de conscience de chacun, devant le torrent de dépenses que j’ai pu connaître dans l’opposition :
en 2014, 250 000 euros pour contester la réforme territoriale du gouvernement soutenu par la majorité régionale de l’époque !
En 2009, quelques mois avant les élections régionales, une campagne des socialistes de 300 000 euros sur « nos valeurs ne sont pas cotées en bourse »
La question que l’on doit se poser c’est le coût pour le contribuable depuis plusieurs années des forces de l’ordre mobilisées, des dégradations répétées, de l’image négative de notre région et ses conséquences sur notre économie.
Qui payera VINCI si les travaux ne débutent pas ?
Nous n’avons pas été élus pour être les dindons de cette farce politicienne qui a pour conséquence la détérioration de notre développement économique et touristique.
Je demande de ne pas accepter ce référendum si nous n’obtenons pas en amont l’évacuation de cette zone de non droit.
Lors des dernières et grâce à la pétition, les Ligériens se sont prononcés à plusieurs reprises.
Ce nouveau process n’est rien d’autre que de l’enfumage pour gagner du temps et invalider la Déclaration d’Utilité Publique.
Faisons évacuer et évitons de perdre de l’argent par cette proposition présidentielle mal ficelée, illégitime.

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