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Il faut que tout cela cesse !

28 octobre 2014

Dans une démocratie, le décès d’un militant est un drame inacceptable.

L’Etat a le devoir d’éviter toute dérive pour permettre l’expression de chacun.

Une nouvelle fois, nous avons été, hier soir, les spectateurs de manifestations qui ont amené leur lot de dégradations dans le centre-ville de Nantes.

Ces scandaleuses exactions doivent être condamnées par l’ensemble des élus régionaux y compris ceux qui s’opposent à l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes.

Des délinquants profitent de l’hommage rendu au jeune Rémi Fraisse mais aussi de l’attitude politique ambigüe d’une majorité régionale qui souffle le chaud et le froid sur un projet sur lequel elle s’était engagée devant les électeurs en 2010.

Il faut que tout cela cesse et que le discours de l’exécutif régional sur ce projet d’un aéroport du Grand Ouest soit d’une limpidité incontestable, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui.

Il revient au représentant de l’Etat de faire disparaître immédiatement cette zone de non-droit et de ne pas accepter une nouvelle manifestation samedi prochain afin que les dérives survenues hier ne se répètent pas dans quatre jours.

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David Douillet en Presqu’île

26 octobre 2014

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Qui mieux que David Douillet, député des Yvelines, ancien ministre des Sports, quadruple champion du monde et d’Europe de judo, pouvait venir dans la 1ère région sportive de France pour soutenir la candidature de Nicolas Sarkozy à la présidence de l’UMP ?

C’est ce qu’il a fait avec amitié ce week-end où il a pu découvrir les belles villes de La Baule et de Guérande.

 

Une fin de mandat régional sans perspective

18 octobre 2014

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Nous avons eu le plaisir d’accueillir Samia Soultani-Vigneron (photo), 1ère adjointe du maire de Laval, après l’élection au Sénat de Elisabeth Doisneau.

Le débat budgétaire de vendredi a condamné la politique de saupoudrage de la majorité régionale.

Comme le souligne la Cour des Comptes dans son rapport publié mardi dernier sur les finances locales, les collectivités locales sortent en permanence de leur « cœur de métier ».

Sous l’effet des restrictions budgétaires de l’Etat, la Région des Pays de la Loire se trouve à verser peu à tout le monde, sans que des priorités ne s’imposent.

Les baisses d’autorisation se constatent pour le développement industriel, pour l’économie de proximité, pour le logement et le cadre de vie, pour les infrastructures ferroviaires et la modernisation des trains, enfin là où les promesses de la majorité à l’endroit de la population étaient les plus fortes.

La politique « emploi, formation professionnelle, métiers de demain » n’a par contre pas été réduite : + 100 000 euros… C’est ce que l’on appelle se moquer du monde alors que le chômage continue de frapper notre région, + 6,7 % selon les derniers chiffres de Pôle Emploi.

Ce qui est d’autant plus pathétique c’est que les inscriptions budgétaires relatives aux dépenses de personnel sont en hausse.

Seule la stratégie d’aménagement numérique trouve grâce à nos yeux mais, même dans ce domaine, on attend des engagements de la majorité sur l’optimisation des moyens de la Région. Qu’en est-il maintenant de l’utilité des 6 antennes régionales alors que l’on pourra correspondre sur notre territoire par des moyens aussi efficaces que dans le secteur privé ? Ces antennes ont coûté des millions d’euros entre leur acquisition, leur aménagement, sans parler de leur fonctionnement.

Le constat est aujourd’hui  terrible : le Président Auxiette est en conflit avec le gouvernement qu’il a soutenu, sa majorité régionale est démoralisée à l’image d’élus qui arrêtent l’engagement politique et les Ligériens constatent l’incapacité de la Région à porter des projets essentiels comme l’aéroport du Grand Ouest ou un franchissement supplémentaire de la Loire.

C’est une politique incohérente où, de Paris, on nous demande d’appliquer idéologiquement, dans chacune de nos communes, les rythmes scolaires et leurs indéniables surcoûts. Dans le même temps, le CESER, dans son avis sur cette session, exprime ses fortes inquiétudes quant à la capacité de la Région à financer même certains investissements relevant de ses propres compétences.

C’est une politique sans boussole où les Régions ne savent même pas, à un an des élections régionales, qu’elles seront leurs compétences…

C’est enfin une politique dispendieuse car les conséquences directes sont des impôts supplémentaires pour les habitants des régions : c’est ce que vient d’annoncer le Premier ministre à Toulouse vendredi dernier lors du Congrès de l’ARF.

 

Entretien du samedi 6 septembre 2014 à Presse Océan

13 septembre 2014

Presse Océan : Faut-il livrer les Mistral aux Russes ?
Franck Louvrier : La déclaration de l’Élysée est une non-décision qui met en péril les salariés et les sous-traitants de STX et qui nous fragilise financièrement. Quand on passe un accord commercial, on le respecte. Doit-on arrêter l’industrie de défense française ?

Bientôt maire de La Baule ?
Soyons humbles, j’apprends mon métier de conseiller municipal aux côtés d’Yves Métaireau. Et je suis en ce moment révolté par la décision inique du préfet de fermer les restaurants de plage après le 12 novembre. Des dizaines d’emplois vont être menacées.

Préparez-vous les régionales de 2015 ?
D’abord, je regrette la politique de tango du gouvernement concernant le calendrier électoral : c’est un pas en avant, deux pas en arrière. Comme pour le logement, la fiscalité… C’est déplorable qu’on ne connaisse toujours pas les dates. Je constate par ailleurs que la majorité régionale sortante est incapable de gérer un projet comme le futur aéroport et elle devra être sanctionnée dans les urnes.

Vous représenterez-vous ?
Chaque chose en son temps. Nous allons d’abord désigner notre chef de file. Nous avons deux leaders potentiels : Bruno Retailleau et Marc Laffineur. Il faudra voir celui des deux qui en a le plus envie. Ensuite, je ferai connaître ma décision. Mais il y a d’autres rendez-vous avant celui-là. Les sénatoriales, la présidence de l’UMP.

Nicolas Sarkozy va-t-il la briguer ?
Il se donne encore un peu de temps pour mûrir sa décision et la faire connaître avant le 30 septembre. Mais les choses sont claires, être candidat à la présidence de l’UMP, c’est être candidat à la présidentielle. L’acte est donc très important. Et je pense que le pays a besoin de Nicolas Sarkozy, de sa force et de son autorité, de ses convictions, de son expérience, de sa capacité à rassembler…

Mais les candidats ne manquent pas…
Je trouve sincèrement que l’opposition est inaudible à cause, notamment, des querelles de personnes. La priorité, ce n’est pas la primaire mais la reconstruction d’une famille politique. Cela échappe à certains.

François Fillon pense que les affaires l’empêcheront…
Personne ne peut prendre en otage la campagne de 2012 pour dissimuler des malversations ou des calculs politiques. Nicolas Sarkozy n’est pas le paratonnerre des turpitudes de certains. L’heure est aux comptes, pas aux règlements de compte. Mais la transparence doit être faite car tout cela salit la politique.

Qu’est-ce qui le motive ?
Ni la revanche, ni la vengeance. Ce ne sont pas ses moteurs. Il a un atout formidable : il sent le pays. Son ambition, c’est de faire bouger la France et il pense que notre pays a besoin de se relever vite. C’est aussi le plus à même de lutter contre la montée des extrêmes.

Participerez-vous à cette nouvelle aventure ?
Dans la vie, on a rarement le souhait de refaire ce que l’on a déjà fait. Il y a désormais entre lui et moi une amitié qui n’a pas été atténuée par le fait que nous ne travaillons plus ensemble. Au contraire, je crois qu’elle s’est même renforcée sur un plan personnel. C’est une relation qui s’est construite au quotidien pendant 15 ans. J’ai vécu une expérience formidable à ses côtés. Mais je ne vais pas refaire avec lui ce que j’ai fait il y a dix ans, quinze ans. Je m’épanouis aujourd’hui dans mes nouvelles responsabilités.

Nicolas Sarkozy se présentera-t-il à la présidence de l’UMP ?
Je pense qu’il se donne encore un peu de temps pour prendre sa décision et la faire connaître avant le 30 septembre. Mais les choses sont claires : être candidat à la présidence de l’UMP, c’est aussi être candidat à l’élection présidentielle et c’est donc un acte très important. Sa décision mûrit et il décidera alors de la forme qu’il donnera à son annonce. De mon point de vue, Nicolas Sarkozy est le seul à pouvoir rassembler le pays face à la montée des extrêmes. En 2012, seul contre tous, il a rassemblé 19 millions de Français. Le pays a besoin de Nicolas Sarkozy, de sa force et de son autorité, de ses convictions, de son expérience, de sa capacité à rassembler. Mais c’est une décision personnelle et il faut respecter sa liberté de choisir.

Tous à l’UMP ne semblent pas pressés de le revoir
Je trouve sincèrement que l’opposition est actuellement inaudible à cause de ses querelles de personnes. L’enjeu aujourd’hui, ce n’est pas la primaire mais la reconstruction d’une famille politique. Et je pense qu’il y a des priorités qui échappent à certains. Comment croire qu’il y aurait une élection « noble », la primaire, et un élection subalterne, l’élection à la présidence de l’UMP. Les partis, le militantisme sont indispensables à notre démocratie.

Vous visez Alain Juppé ?
Je ne vise personne en particulier mais il faut du bon sens en politique. Avoir une vraie formation d’opposition, c’est sain pour le pays. Il faut pouvoir s’opposer, proposer un programme alternatif et préparer l’alternance.

Mais même Nicolas Sarkozy semble se faire à l’idée d’une primaire, dit-on…
Les primaires sont dans les statuts. Mais il y a un bémol à mes yeux : ces primaires doivent s’organiser avec l’ensemble de l’opposition. Elles se conçoivent dans un contexte élargi, en présence de l’UDI par exemple. Car on ne peut dépenser des millions d’euros pour se retrouver en fin de compte à l’élection présidentielle avec les différents responsables des formations politiques de l’opposition.

Faut-il changer le nom de l’UMP ?
Il faut distinguer le fond de la forme. Ce qui compte, c’est le fond, le corpus idéologique et les propositions. Sous quelle forme ensuite cela doit s’organiser, c’est accessoire. L’essentiel, c’est de retrouver des idées pour incarner la France de 2017 qui ne sera pas celle de 2012.

François Fillon fait semble-t-il le pari d’un empêchement de Sarkozy à cause des « affaires »
Personne ne peut prendre en otage la campagne de 2012 pour dissimuler des malversations ou des calculs politiques. Nicolas Sarkozy n’est pas le paratonnerre des turpitudes de certains. L’heure est aux comptes, pas aux règlements de compte. L’UMP s’est toujours relevée grâce à la puissance de son militantisme. La transparence doit être faite car tout cela salit la politique.

En évitant peut-être de s’adresser aux seuls militants UMP ?
Mais les militants UMP sont d’abord des Français. La voie normale, c’est de passer par sa formation politique. De s’adresser aux Français certes mais aussi à ses plus proches soutiens. Quoi qu’il en soit, il ne va pas le faire juste avec un post ou un tweet. Il aura la volonté de s’exprimer le plus largement possible, avec la plus grande force possible. Etre candidat, c’est expliquer ce que vous voulez pour votre pays. C’est le début d’une longue histoire. Souvenez-vous de 2004-2007. Je vous mets d’ailleurs au défi de vous souvenir comment il avait annoncé sa candidature à l’époque. La présidence de l’UMP c’est important. « Les partis concourent à l’expression du suffrage… », c’est ce que dit notre Constitution. Vous savez, il y a une règle d’or en communication : c’est l’interne avant l’externe. Ensuite vous pouvez élargir le périmètre. Au départ, on s’adresse toujours à ceux qui sont les plus proches de vous.

Participerez-vous à cette nouvelle aventure ?
Dans la vie, on a rarement le souhait de refaire ce que l’on a déjà fait. Il y a désormais entre lui et moi une amitié qui n’a pas été atténuée par le fait que nous ne travaillons plus ensemble. Au contraire, je crois qu’elle s’est même renforcée sur un plan personnel. C’est une relation qui s’est construite au quotidien pendant 15 ans. J’ai vécu une expérience formidable à ses côtés. Mais je ne vais pas refaire avec lui ce que j’ai fait il y a dix ans, quinze ans. Je m’épanouis aujourd’hui dans mes nouvelles responsabilités.

On parle d’un important rajeunissement de son équipe ?
Il n’est pas question pour autant de faire du jeunisme. Mais la France de 2017 ne sera pas celle de 2007. Il y a une nouvelle génération à prendre en compte. Vous savez, c’est aussi ce que j’ai vécu lorsqu’à La Baule, Yves Métaireau m’a accueilli au sein de son équipe. On sait bien qu’on a besoin de profils différents, de gens nouveaux. Ceux qui ont maintenant émergés des dernières élections doivent être associés à ce nouveau cycle politique.

Qu’est-ce qui pourrait l’inciter à ne pas revenir sur la scène politique ?
C’est à la fois une équation personnelle et des enjeux pour le pays. Ces deux facteurs sont à prendre en compte dans la décision qu’il a à prendre.

Qu’est-ce qui lui donne encore cette envie d’aller au combat ?
Ni la revanche, ni la vengeance. Ce ne sont pas ses moteurs. Il a un atout formidable qui est de sentir le pays. Et son ambition, c’est de faire bouger la France. Or il pense que notre pays a besoin de se relever vite. La situation actuelle le démontre avec ces crises politique, économique et internationale à répétition.

Pensez-vous qu’Alain Juppé est son plus sérieux concurrent au sein de l’UMP ?
C’est compliqué d’imaginer la situation du pays dans trois ans. Quand vous êtes candidat vous regardez avant tout l’objectif que vous avez à atteindre, pas vos éventuels compétiteurs.

Jamais un Président ayant gagné puis perdu la présidentielle est parvenu à gagner de nouveau.
Il y a toujours des premières en politique et ce que vous dites ne constitue pas une jurisprudence. La noblesse de la vie politique, c’est qu’il n’existe pas de règle d’or. La seule règle, c’est la démocratie et nous n’avons pas trouvé de meilleur système. Ce sont donc les Français qui décideront.

Marine Le Pen peut lui poser un sérieux problème ?
Le plus à même de lutter contre les extrêmes, c’est lui et ça, c’est une réalité électorale. Il faut aussi lire les dernières élections. La France est plutôt à droite. Il devra donc rassembler sa famille et au-delà de sa famille. Mais la stratégie comme la France de 2017 ne seront pas la stratégie et la France de 2007. Les Français changent aussi… et heureusement !

Et le rejet de Nicolas Sarkozy aura disparu ?
L’échec de 2012 est notamment la conséquence de l’exercice continu de plus de dix ans de pouvoir. Après une période aussi longue, il est assez normal que les gens veuillent voir ce qui se passerait avec d’autres. C’est la loi de l’alternance.

Et donc être tentés de voter Marine le Pen en 2017 ?
Le meilleur allié de Marine le Pen, c’est la gauche et elle ne s’y trompe pas. Le premier ennemi de Marine le Pen, c’est Nicolas Sarkozy car s’il est candidat, elle risque de ne pas passer…

Propos recueillis par Marc DEJEAN

Aéroport #NDDL : non aux militants de la décroissance

6 juillet 2014

Une énième manifestation des opposants à l’aéroport du Grand Ouest se déroule aujourd’hui : nous ne pouvons plus être spectateurs de cet immobilisme.
Nous sommes aujourd’hui la risée du pays alors que nous constatons chaque jour la nécessité d’une infrastructure aéroportuaire pour notre région.
Même le fait d’avoir eu un maire de Nantes nommé Premier ministre n’a rien fait pour l’avancée de ce projet. Le mutisme de l’exécutif et les réticences exprimées par la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie ne nous permettent plus d’être confiants.
Nous ne parlons même pas de l’exécutif régional qui s’est totalement décrédibilisé sur ce projet comme il le fait en ce moment sur la réforme territoriale.
Il faut maintenant en finir avec ce triste spectacle en se mobilisant derrière ceux qui défendent le nouvel aéroport. Les élections régionales de l’année prochaine seront un rendez-vous crucial. Nous ne pouvons plus être les otages des militants de la décroissance qui pensent que notre région peut s’en sortir dans le statu quo et les recours sans fin qui vont jusqu’à remettre en cause l’autorité juridique des enquêtes d’utilité publique. Cette inquiétude vaut aujourd’hui pour l’aéroport Notre-Dame-des-Landes mais aussi pour de futurs projets d’infrastructures comme celui des énergies marines renouvelable.
Si nous avions écouté les ainés de ces militants politiques dans les années 60/70, la France n’aurait pas les infrastructures d’aménagement du territoire qui font aujourd’hui son principal atout d’attractivité économique et touristique.

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Un débat pour rien

15 mai 2014